Subventions non versées, droits des femmes en danger !
Ce mercredi 18 juin, réunis en assemblée générale extraordinaire, les Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles, créés en 1972 à l’initiative de l’État, ont décidé de se mobiliser dans toute la France et l’Outre-mer entre le 23 et le 27 juin afin d’interpeller l’État sur l’urgence du versement des subventions.
En situation de crise inédite, les Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) de Centre-Val de Loire alertent sur les conséquences du retard de versement des subventions de l’État.
Depuis l’adoption du projet de loi de finances pour 2025, les crédits que l’État s’est engagé à verser pour financer les associations qui œuvrent dans le champ de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les violences n’ont toujours pas été versés. Une grande partie des subventions, dont la compensation financière de la “Prime Ségur” obtenue par le vote d’un amendement transpartisan au Sénat le 22 janvier dernier, n’ont toujours pas été versées aux associations.
Dans ce contexte, les CIDFF de Centre Val de Loire ont décidé de se mobiliser sur la semaine du 23 au 27 juin. Une action collective est également prévue devant la Préfecture de Région afin d’interpeller les pouvoirs publics sur la situation financière des associations et d’alerter sur le risque, à terme, de leur disparition.
Élu·es, partenaires et associations partenaires, rejoignez-nous ! Vous nous manifesterez ainsi votre soutien :
Mercredi 25 juin 2025 à 15 heures devant la Préfecture de Région à Orléans, 181 rue de Bourgogne
Chaque année, les CIDFF de la région Centre-Val de Loire informent et accompagnent plus de 6000 femmes sur leurs droits – dont 40 % de victimes de violences – dans un cadre d’accueil inconditionnel, confidentiel et gratuit. Cette mission d’intérêt général qui leur a été confiée par l’État, est lourdement menacée par le retard de versement des subventions, alors que le nombre de femmes qui s’adressent au CIDFF augmente chaque année.
Dans l’attente du versement des subventions, les CIDFF ont déjà été dans l’obligation :
- de supprimer des permanences,
- de ne pas remplacer des départs ou des absences de professionnelles
- et seront sans doute bientôt confrontés à des suppressions de postes.
La mobilisation des bénévoles et professionnel·les des CIDFF dans le Centre-Val de Loire, comme partout en France du 23 au 27 juin, si elle suppose le report de rendez-vous, n’empêchera pas l’accueil des femmes en situation d’urgence, notamment celles touchées par une situation de violences. Car la crise inédite que les CIDFF connaissent aujourd’hui peut se résumer en quelques mots lourds de sens :
« SUBVENTIONS NON VERSÉES, DROITS DES FEMMES EN DANGER »